Nature / Culture

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Céline Gauthier
Pour qu’il y ait un paysage en art il faut :
–      Un premier plan
–      Un horizon
–      Un regard qui organise l’image : équivalent symbolique du regard par la fenêtre ou sur une toile, il peut être à la fois réaliste et virtuel.       
 
Alain Roger philosophe et a été professeur d’esthétique au département de philosophie de l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Son champ de prédilection est le paysage.
 
Dans une interview il nous explique que la société a ouvert les yeux et se consacre maintenant à porter une importance aux paysages (jardins d’agréments,  espaces verts, etc….). C’est essentiellement aux enjeux  de l’écologie que nous avons réagis, afin de préserver la nature nous entourant mais aussi et surtout l’espèce humaine, il s’agit du principe des anthropocentristes.
 

Il existe trois types d’écologie : 

  • anthropocentrique
  • anti-spécisme 
  • ceux qui pensent que la nature devrait posséder des droits

C‘est l’anthropocentrisme qui semble le plus instauré en France en tout cas. Alain Roger site quelques  paysagistes réputés, tel que Lassus, Gilles Clément (travaille avec les herbes folles sur le principe de la friche contrôlée) ou Corajoud, qui sont  pour lui aussi des philosophes.

 
 

"Les Raboteurs de parquet" Tableau de Gustave Caillebotte

En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c’est-à-dire ce qui est de l’ordre de l’acquis et non de l’inné. La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l’humanité, qui la distinguait des animaux. Mais des travaux récents en éthologie et en primatologie ont montré l’existence de culture animale.
En sociologie, la culture est définie comme “ce qui est commun à un groupe d’individus” et comme “ce qui le soude”. Ainsi, pour une institution internationale comme l’UNESCO : 
 
 

Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe sociale. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les  modes de vies, les droits fondamentaux de l'être humain les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.

Ce “réservoir commun” évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d’être, de penser, d’agir et de communiquer. Par abus de langage, on utilise souvent le mot “culture” pour désigner presque exclusivement l’offre de pratiques et de services culturels dans les sociétés modernes, et en particulier dans le domaine des arts et des lettres. Lorsque Nature et culture se confrontent : La nature comme modèle de la culture : entre sagesse et déraison La culture comme antinature : la transcendance et le progrès L’interaction nature-culture : continuité et discontinuité
 
 

Il faut adapter notre éthique à la civilisation technologique, agir pour que les effets de notre action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur la terre''

“Le déclin du mensonge” de 1891 est un essai, court, dans lequel Oscar Wilde défend sa vision radicale de l’Art.
Présenté sous forme d’un dialogue entre deux personnages, (Cyril et Vivian) il n’est pas difficile de reconnaître en Vivian, qui a la part belle, le propos de Wilde que Cyril tente vainement, pauvrement, de contre-argumentaire. C’est que pour Oscar Wilde “la Vie imite l’Art”. Explication : la vie en elle-même est rude, monotone, pleine de défauts, faiblesses que l’Art, heureusement, parce qu’il vise la perfection et le sublime, permet d’effacer, mieux, de transcender.
 
Sa Valeur patrimoniale :

Si la notion de paysage mérite d'être honorée, ce n'est pas seulement parce qu'elle se situe de façon exemplaire, à l'entrecroisement de la nature et de la culture, des hasards de la création et de l'univers et du travail des hommes, ce n'est pas seulement parce qu'elle vaut pour l'espace rural et pour l'espace urbain. C'est essentiellement parce qu'elle nous rappelle que cette terre, la nôtre, que nos pays sont à regarder, à retrouver, qu'ils doivent s'accorder à notre chair, gorger nos sens, répondre de la façon la plus harmonieuse qui soit à notre attente. Le monde (et donc notre existence) vaut la peine d'être parcouru, aimé, salué, connu, reconnu. Il y a là un acte d'allégresse et d'allégeance à l'égard de ce que la bienveillante nature et la ferveur laborieuse de nos ancêtres ont su nous léguer.

Gilles Clément "le jardin des Orpins"

qu'est-ce que la nature, en effet, la nature ? Ce n'est pas une mère féconde qui nous à enfantés, mais bien une création de notre cerveau; c'est notre intelligence qui lui donne la vie.

Pour expliquer cette phrase, l’idée de création de notre cerveau, renvoi à l’imagination de l’Homme, l’homme qui aurait inventé la nature.
 
Oscar Wilde renverse l’ordre des choses, des éléments. Pour lui l’homme est intelligent et c’est cette intelligence qui lui a permis de créer les éléments de la nature. Ceci est le premier sens, seulement si, nous complétons cette formule avec les autres (”De nos jours, les gens voient les brouillards, non parce qu’il y a  des brouillards, mais parce que peintres et poètes leurs ont appris le charme mystérieux de tels effets”) de l’extrait nous en venons à comprendre que l’homme n’a pas vraiment créer a, mais il a appris à voir grâces aux artistes (peintres, poètes…) et à leur imagination, leur esprit ouvert.
L’artiste est pour ce philosophe celui qui apprend à l’homme à voir. En apprenant aux autres à voir il crée la vie ”La vie imite l’art bien plus que l’art imite la vie”. Ils jouent le rôle de messager entre l’homme et ce qui l’entoure comme pour Londres (“Le changement prodigieux survenu, au cours des dix dernières années dans le climat de Londres est entièrement dû à cette école d’art”) et le brouillard, on ne le voit seulement après avoir vue des œuvres d’art traiter ce sujet.
 
L’Écrivain donne un exemple simple : il cite des personnes de son entourage qui, après avoir été marquées profondément par un livre et des caractères fictifs, essayent de vivre comme ces caractères, polir leur vie pour la rendre le plus proche possible de ce qui est, à la base une fiction.
 
Absurde ? Non, parce que pour lui c’est là que réside l’essence même de l’Art : nous sauvons des aspects les plus moroses de l’existence, idéaliser tout ce dont il s’inspire. N’est-ce pas ce que faisaient les artistes de l’Antiquité, qu’il admire profondément ?
Il va même au-delà : aller à l’encontre de cette conception de l’Art, par exemple en la retournant (affirme que l’Art consiste à imiter la Vie) n’est ni plus ni moins qu’un “mensonge”, dont les répercussions sont pourtant terribles pour toute création artistique. Il critique ainsi les auteurs Réalistes et Naturalistes, en vogue à l’époque, qui, pour lui, n’ont rien compris à ce que doit être l’Art, en pervertissant l’essence même, qu’ils n’ont aucun avenir; leur mensonge ne pouvant qu’être condamné au déclin.
 
        Le style précieux est parfois lourd, une lourdeur qui rend quelques arguments un peu obscurs à déchiffrer, mais ce petit texte ravira, qui y trouveront des clés afin de mieux comprendre sa démarche et son œuvre. Penchons-nous sur un extrait précis : Wilde soutient que l’art nous apprend à voir ce qui nous entoure, il cite les impressionnistes comme ceux qui ont créés la nature ”qu’est-ce que la nature, en effet, la nature ? Ce n’est pas une mère féconde qui nous à enfantés, mais bien une création de notre cerveau; c’est notre intelligence qui lui donne la vie.” C’est phrase semble bien décrire son point de vus. D’après lui donc, l’homme à créer de toute pièce que l’on appel nature élément que nous avons toujours considéré comme la source de toutes choses et d’inspiration pour les artistes qui deviennent a ce stade auteur de la nature elle-même. 
 

''La vie imite bien plus l'art que l'art imite la vie''

Les Impressionnistes les premiers se sont mis à peindre des paysages et des scènes de la vie quotidienne, ils ont été les premiers à penser que cela été une représentation de la beauté, que ses actions ou paysages étaient beaux. Plus loin Wilde explique ”on ne voit qu’une chose que lorsque l’on en voit la beauté” c’est là que nous pensons que l’art imite la vie, or c’est en regardant une œuvre, que cette dernière nous rappelle quelque chose.
 
Prenons par exemple Les Raboteur de parquet de Caillebotte, c’est en regardant cette peinture magnifique que nous pouvons penser à raboter le parquet présent sous nos pieds et c’est à ce moment-là seulement que notre regard se porte vers ce parquet, ainsi l’Art imite la vie.
 

Souche Espoir de Pierre Marcel pour la nature PNR Vexin Français

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